Etat des LGBTIphobies et des droits LGBTQI+ en France
Rapports annuels de SOS homophobie et STOP homophobie, mai 2026
Ce 11 mai 2026 a donné lieu à la parution des constats de deux structures associatives nationales :
STOP homophobie publie son rapport annuel sur l’état des droits des personnes LGBTI+ en France. Cette analyse met en lumière une réalité contrastée : si des progrès importants ont été réalisés ces dernières années, l’égalité reste encore partielle et inégalement appliquée.
Basé sur l’évaluation de 75 critères répartis en sept domaines clés (égalité, famille, infractions et discours de haine, reconnaissance du genre, droits des personnes intersexes, société civile et asile), ce rapport a été conçu comme un outil rigoureux, vérifiable et comparable à l’échelle européenne, en s’appuyant sur les indicateurs de la Rainbow Map de l’ILGA-Europe. Coordonné par Étienne Deshoulières, avocat en droit de la discrimination, il examine pour chaque critère :
- l’état du droit en France
- sa mise en œuvre concrète
- les meilleures pratiques observées en Europe
Le rapport formule également des recommandations précises, concrètes et juridiquement opérationnelles. Pensé comme un véritable outil de travail, il permet de distinguer ce qui est garanti en droit de ce qui reste fragile dans la pratique. Il s’adresse en priorité aux parlementaires et aux organisations LGBTI+, afin de :
- structurer les revendications
- identifier les priorités
- coordonner les stratégies de plaidoyer
Rapport en téléchargement sur le site de l’association

SOS homophobie publie la 30ᵉ édition de son rapport annuel afin de dresser un état des lieux des violences, discriminations et obstacles auxquels sont confrontées les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes en France.
À partir des vécus des personnes qui ont témoigné auprès d’elle, mais aussi de son analyse de l’actualité et des évolutions politiques et sociales, SOS homophobie constate un climat politique et social réactionnaire qui ne cesse de prendre pour cible les personnes LGBTI. Le mal de vivre suscité par la banalisation des discours de haine renforce les dynamiques d’exclusion subies par les personnes LGBTI et brise le tissu social.
Par ce rapport, l’association souligne la nécessité de remettre au centre de l’espace politique et social les vécus des personnes LGBTI et la lutte contre les discriminations.
Rapport en téléchargement sur le site de l’association